Notre mémoire ne suffit plus à tout enregistrer, il faut l'aider

Publié le par stephanezibi

Avant la présentation à la presse et à certains annonceurs et blogs dont Blablaweb, ce jeudi 4 février, Yahoo! avait envoyé une invitation pour le moins mystérieuse avec une citation d'un certain Dominique 38 ans : "J'ai cessé d'utiliser ma mémoire en 1995 quand j'ai eu mon premier téléphone portable. A partir de ce moment là, ma mémoire n'a cessé de décliner...".

Qui et que verrait on ? Un outil d'aide à la mémoire comme on peut trouver sur des consoles Nintendo, un site d'aide à conserver et diffuser ses souvenirs à la Memory Life d'Orange ou alors toute autre chose ?

Brigitte Cantaloube la directrice commerciale de Yahoo France commença sa courte introduction par "Cela repart comme en 14 !" en faisant référence au marché publicitaire et que 2010 sera l'année des bonnes résolutions. Digital Memories est la première de l'année. C'est une étude des usages des utilisateurs sur Internet présentée par la Directrice des Etudes Stephanie Cotineau et le Directeur du Planning Stratégique Jean-Christophe Gombaud.

Cette étude est, avant de parler de ses résultats, intéressante car elle s'intéresse d'abord aux utilisateurs au lieu de se focuser sur les annonceurs (même si à terme on le verra par la suite elle a pour but de faciliter les taux de clics sur les publicités sur Yahoo).

Les statistiques pour la pub sur Internet ne sont pas très glorieuses. On obtient par exemple une moyenne de 1 clic sur 1000 pages chargées ou bien 16% des publicités font 80% des clics ou enfin sur plus de 1000 annonçants différents seules 22 marques différentes sont mémorisées et j'en passe.

Même s'il est clair et démontré que les marques exposées en display sont plus cliquées que les autres, la publicité sur Internet ne se différencie pas des autres médias traditionnels et se doit grâce aux outils d'être plus performante.

Avec Télépub , France Télévisions avait déjà cherché il y a quelques mois de cela par le moyen de la mobilité de toucher d'une certaine manière le consommateur. Nous ferons un bilan bientôt sur son utilisation.

Ici c'est à partir de méthodes d'études et de statistiques classiques que cette étude a été réalisée.

Avec un panel composé à égalité d'utilisateurs basiques, intermédiaires et experts d'Internet, d'interviews téléphoniques sur comment ils utilisent leur mémoire, la mise en ligne d'un blog à commenter quotidiennement, de questionnaires autour des marques, de journaux vidéos et enfin de réunions de groupe pour des phases créatives, des conclusions étonnantes sont venus de ses témoignages.

La première marquante fût à travers le découpage de nos activités quotidiennes que nos journées faisaient 57 h ! En additionnant tout ce que l'on fait entre dormir, manger, travailler, communiquer... le multi tâche est donc de rigueur. Pour cela nous sommes aidés pour 72% d'entre nous qui n'ont pas confiance en leur mémoire et la substitue par un support digital. Le réflexe mémoire digitale est donc en progression voire même en accélération pour nous tous.

A la question plus précise cette fois-ci comment se souvient-on d'une publicité de plus en plus la prennent en photo pour s'en souvenir, 31% même des personnes interrogées s'envoient des emails à eux-mêmes pour se souvenir de celle ci, pour la revoir et/ou la partager entre amis.

Quelles solutions ?

Si on cherche à retrouver une publicité que l'on a vu, 41% des utilisateurs ne la retrouvent pas.

Yahoo! proposera donc bientôt de rajouter des icônes en dessous chaque campagne permettant de sauver, d'envoyer et de partager vers sa communauté favorite (delicious, Facebook, Twitter, Blog...) la publicité.

En récoltant des données supplémentaires de socialisation, d'engagement, une campagne ne sera plus quantitative seulement mais aussi qualitative à travers toutes ces informations liées aux "partageurs" d'information.

Il est clair que ce type d'initiative faite aujourd'hui ne pourra pas donner des miracles dans la viralité et ne touchera qu'une publicité sur 1000 peut être. Le contenu d'une publicité devant toujours être un minimum attrayant, divertissant pour qu'elle soit diffusée de blog en blog, de mail en mail et de compte Facebook et Twitter en compte Facebook et Twitter.

En prenant en exemples dernièrement les publicités comme celle de TBWA pour Aides ou pour la sécurité routière anglaise, celles-ci auront plus de chances d'être partagées que n'importe quelle autre publicité.

Ces raccourcis de partage montreront aussi l'engagement des utilisateurs. Ils seront aussi utiles car ils seront vus comme un relais d'information ou de divertissement d'abord et non plus comme une publicité classique.

Peut être même en allant plus loin que ce type d'habitude que Yahoo! cherche à proposer aux annonceurs, cela permettra aux spécialistes de l'écriture sur Internet comme par exemple Les Raconteurs de pouvoir s'exprimer encore plus et proposer ainsi des formats display plus facilement partageables que des formats classiques crées par des agences "classiques".

Je prends l'exemple d'Orangina où une publicité classique a été diffusée bien qu'une version "censurée" ait eu beaucoup plus de visites, avec un tel dispositif comme proposé par Yahoo! la version dite "censurée" aurait été diffusée plutôt que la classique.

Version classique :

Version censurée :

Cet usage est donc à encourager et j'espère que tous les portails, les gros sites en France permettront de pouvoir diffuser de la publicité ainsi et autrement.

L'étude est ici :

Digital Memories Yahoo!

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